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 Take me away from this night. - Killian -

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Snow F. Wilson

Snow F. Wilson

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In Your Heart ? : Questions.
Date d'inscription : 21/05/2009

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MessageSujet: Take me away from this night. - Killian -   Jeu 28 Mai - 13:29






    Pam. Poum. Pam. Poum. Pam. Poum. Pam. Poum. Pam. Poum. Pam. Poum.
    J'trouvais que mon coeur faisait un bruit bizarre. Je l'entendais résonner dans mes oreilles, en plus du bruit de la soirée, qui battait son plein. Je dansais, mais je n'étais pas dans le rythme. Du moins, c'était ce que je pensais. Mais mon coeur lui l'était. Ouais, il battait la mesure en même temps que les basses de la musique qui passait. J'avais l'impression de vivre ce son. Je tournais sur moi-même, les yeux fermés, percutant quelques corps au passage. On me poussa, et je riais. Il me semblait que je riais très fort en réalité, mais on ne pouvait pas m'entendre. Tout le monde criait, dansait, sautait. Et je tirais sur mon joint. Et je buvais ce qu'on m'offrait. Quelqu'un me prit par la taille, et je levai les yeux. Moche ; je le poussais de mes bras mous. Il s'accrocha, je me servis de l'abondance de la foule pour disparaître.
    Je me frayai un chemin, comme une grande habituée, à travers les gens que la boisson rendait fous. Je croisais quelques regards familiers ; je n'étais pas la seule à venir ici presque toutes les nuits. Sortant de la piste de danse, je rejoins un groupe assis sur les fauteuils, et l'on me proposa quelque chose à fumer. Sans me poser trop de question - j'en étais d'ailleurs incapable - j'en fumais le contenu, et sentit mon corps s'envoler. Je gloussais, et m'enfonçais dans mon fauteuil.
    Quelqu'un vint me parler. Yeux bleus, stature imposante. Je lui sortis mon plus beau sourire. « J’m’apelle Mike. » il disait. Moi je lui répondais que j'étais Elizabeth. J'avais beau n'avoir pas de vraie conscience, j'avais pris l'habitude de rarement donner mon vrai prénom, même s'il y avait peu de chance que l'on puisse me retrouver. Mon audace me fit rire-moi même. « Tu veux danser ? » J'acquiesçais. Il me releva en me tirant par la main, qu'il ne lâcha pas, m'entrainant jusqu'à l'endroit où la foule se faisait la plus dense. Nous nous retrouvâmes tout au centre, cernés de tous les corps en mouvement. Le rythme de la musique augmenta, s'accélérant, et je dansais. Mike - c'était son nom ? - m'attira à lui par la taille, je passais mes bras derrière son cou.
    Comme je m'y attendais, il tenta de m'embrasser, je tournai la tête, un sourire aux lèvres. Pour rattrapper son geste, il m'intima à l'oreille si j'acceptais d'aller dehors. Je réfléchis un instant, avec ce que me permettait mon cerveau. Pouvais-je ? Aller dehors signifierait aller avec lui je-ne-sais-où. Dans l'obscurité du lieu, un visage s'alluma juste devant mes yeux. Jack n'aurait pas aimé ça. Il aurait été torturé de me voir comme ça. Quand à Ashleigh, il m'en aurait voulu. Mais un autre sentiment me submergea.
    Bon sang, j'étais libre ! Personne n'avait le droit de m'empêcher de faire ce que je voulais, même quand j'étais défoncée. Mike se recula, et me regarda avec un regard interrogateur, les lèvres formant une moue aguicheuse. Je lui fis un signe de tête, et nous sortîmes.
    L'air était frais, mais ne me faisait pas frissonner. Une atmosphère plus réelle m'entoura l'esprit, et mes pensées se firent plus claires dans la lueur du réverbère, qui provoquait chez moi un sentiment terre à terre.
    « Tu viens ? Ma voiture est par-là. »
    Il avait posé une main sur mon cou, à la naissance de mon épaule. Je le regardais, indécise. Il profita alors de ce moment pour fondre sur moi et attaquer mes lèvres. Leur goût pâteux me submergea, et contre toute attente, je le repoussais. Il bécota alors ma gorge, mais il n'avait pas encore comprit. Je plaquais ma main sur son visage, et le poussais. Sous cette force, je vacillais, perdant l'équilibre sur mes jambes flageolantes, percutant la portière d'une voiture juste derrière moi.
    « Pourquoi t'as fais ça ? » Disait-il d'un air ahurit.
    « J'veux pas. » Cette simple phrase me noua la gorge. Je m'agenouillai au sol, et mit mon visage dans mes mains, gémissant d'une douleur interne dont je ne comprenais pas encore la nature. J'eus le temps d'entendre Mike rentrer dans la salle après un « t'es folle. » avant de me relever, et de me mettre à marcher. Où ? J'savais pas.
    J'marchais, c'était tout ce dont je me rendais compte.
    La lumière se fit plus rare, en même temps que les réverbères. Les rues plus étroites. Mon ombre s'allongeait devant moi, et je m'amusais à faire des gestes dérisoires pour la faire bouger. Je marchais en décalé, et parfois mon rire brisait la nuit sans qu'il y ait de raison particulière à son éclatement. L'odeur de la mer commença à m'humecter le nez.
    Et puis j'en eus marre. J'écrasai mon épaule droite contre le mur le plus proche de moi, et m'y calais. Je sentis ma cage thoracique remuer, jusqu'à ce que je comprenne que je sanglotais. Alors, sous cette compréhension, un autre sanglot me secoua ; mon visage se déforma sous les pleurs.
    Je passais une main sur mes yeux pour chasser mes larmes, et râlais en voyant que j'emportais mon maquillage avec.
    Soirée pourrie.
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MessageSujet: Re: Take me away from this night. - Killian -   Ven 29 Mai - 1:23

    Il n'y avait pas plus sombre nuit qu'en Grèce. Les étoiles avaient beau briller dans toute leur splendeur au-dessus de nos têtes, quelque chose manquait au paysage enchanteur de ce pays. Bien qu'il n'y ait eu aucun nuage ce soir pour couvrir le spectacle de la voie Lactée, bien que la lune ait décidée de ne pas avoir de face cachée cette nuit, l'ambiance était incomplète. Il manquait tous ces gens, ces vraies personnes, humaines, qui peuplaient la planète Terre. Depuis que Killian était revenu de son périple dans les différents pays du continent européen et africain, il y avait ce gouffre béant en lui. Comme si on lui avait arraché une partie de son coeur, pire, de son âme. Ce mode de vie dans lequel rien n'était prévisible lui manquait terriblement. C'était comme retomber dans une routine monotone qui ne nous donne qu'une seule envie:en finir. C'est exagéré, je vous l'accorde, mais Killian avait pris l'habitude de la route, des ponts comme seul toit, des inconnus qui vous invitent à souper juste pour vous dépanner. C'était ça, la vie qu'il voulait vivre. En parfait accord avec la nature, en parfaite paix avec l'humanité. Ici, tout le monde était salopard. Égoïste. Impur. Indigne de la vie. Con. Dégueulasse. Killian détestait la richesse, l'avarice. Il trouvait cela déplacé, alors que des millions de personnes crevaient de faim dans le continent d'à côté. Et parfois, la rue d'à côté. Merde, comment faisaient-ils pour dormir sur leurs deux oreilles en se disant que leur vie était la pire du monde, que leur soirée était pourrie, gâchée pour quoi ? Pour une peine amoureuse qui en fait, n'était qu'un petit désir de passage par chez-vous ? Merde, quoi. Killian avait vécu en Afrique, Killian avait vu la misère dans les yeux d'êtres humains qui trouvent malgré tout, une façon simple de sourire au monde qui les entoure. Perdu dans ces pensées, le jeune homme jeta une pierre à l'eau, de toutes ses forces, en étouffant un cri. Il avait envie de repartir, là, maintenant. Mais il décida plutôt d'aller marcher, de se trouver un coin sale où dormir, et de retrouver un peu de son voyage humanitaire dans cette ville étouffante par sa splendeur et ses habitants imbus d'eux-mêmes. Les réverbères disparaissaient dans la noirceur qu'eux-mêmes créaient en partant. Killian déambulait dans les ruelles, n'ayant aucune idée de l'heure qu'il était, ni de où il dormirait, ni du salaire qu'il gagnerait demain. L'imprévu. L'aventure. Vivre. Puis, des sanglots le firent sortir de sa crise existentielle assez intense en cette soirée fraîche. Il tourna la tête vers la droite et aperçut une jeune femme, recroquevillée au bas d'un mur de briques rouges. Contrairement à d'autres promeneurs, Killian ne passa pas à côté d'elle en l'ignorant. Il accourut à ses côtés et mit une main protectrice et réconfortante sur son épaule. « Qu'est-ce qui s'est passé ? On t'a fait du mal ? Il est où, ce connard ? » Killian se releva d'un bond, prêt à aller péter la gueule à ce mec qui avait mit cette femme dans cet état. Remarquez, ce n'était peut-être même pas ça. C'est pourquoi il s'accroupit à nouveau, tranquillement, dégageant le visage de la demoiselle, caché par ses longs cheveux bruns. Rares étaient les inconnus qui s'arrêtaient pour vous, dans les nuits sombres d'Eros.
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MessageSujet: Re: Take me away from this night. - Killian -   Jeu 4 Juin - 16:58

    Il était étonnant de se dire que pleurer faisait autant du bien. Je savais pas pourquoi, en fait, à vrai dire, je ne savais plus grand-chose à l’heure qu’il était, mais faire une petite pause était bienfaisant pour mon esprit, qui se laissait aller dans les aléas des sanglots.
    Mes muscles me faisaient un peu mal, mais ma peau fourmillait de l’absence de sens, réduits par la quantité d’alcool et autres produits ingurgités. Je les laissai se reposer alors, me calmant légèrement, mettant tout mon poids contre le mur derrière mon dos. Alors, une silhouette apparut. Dans le faible clair de lune que laissait entrevoir le bout de l’allée. Elle marchait, les mains dans les poches, déambulant dans les ombres de la nuit, à l’apparence insouciante. Mes sanglots ne s’arrêtèrent tout de même pas, et la silhouette se figea à quelques mètres de moi. Mon cerveau ne s’y attarda pas, mais mes yeux se tournèrent vers elle lorsque, précipitamment, elle s’agenouilla juste devant moi ; je sentais des mains sur mes épaules, des paroles incompréhensives à travers le son de ma voix brisée. Qui venait donc me déranger dans mon moment de solitude accomplie ? J’avais l’impression de ne pouvoir être tranquille. Quelques insultes me parvinrent aux oreilles et je m’arrêtai de sangloter. La personne s’était levée, mais revenait me voir, me touchant de nouveaux. Des doigts touchèrent mon visage transpirant, sali de maquillage, et je ne su que faire. Qu’est-ce qui se passait ? Mes paroles allèrent plus vite que ma pensée.
    « T’es qui toi ? » réussis-je à bafouiller entre mes lèvres molles et ma bouche pâteuse.
    Je n’avais aucune envie d’être apostrophée par un inconnu qui pouvait me vouloir du mal. J’eus envie de me lever, mais je devais d’abord réfléchir comment faire. Quand je me souviens de la manière dont mes jambes marchaient, je tentai de les contracter, me fesses se levèrent, mais d’un coup, le sol vint à ma rencontre. Mon réflex fut de me rattraper avec mes mains en les posant au sol, mais le poids de mon corps fit claquer mes poignets. Une douleur sourde m’irradia le membre droit, tandis que ma mâchoire rentrait brusquement en contact avec le goudron sale. Je me retrouvai alors échouée par terre, sur le ventre, étonnée, mon poignet cinglant violemment de douleur. Le silence était revenu, mais je devinais que l’inconnu était encore accroupi juste à côté de moi ; mais il avait juste arrêté de parler. Alors, une rire monumental sortit de ma bouche, bruyant, strident, tel que je pouvais l’arrêter. Il était venu tout seul, et me secouait le ventre. Pendant que je riais, je relevai mes fesses en m’appuyant sur les genoux, me relevai doucement mais sans aucune délicatesse ; ma tête se mit à tourner, et la nausée me prit. Des relents de rire me secouèrent en même temps qu’une envie de vomir, et l’absence d’équilibre me fit percuter le mur de derrière. Je me sentis alors très bête, totalement incapable de tenir debout sans m’appuyer, ou de voir clairement ce qu’il y avait à côté de moi.
    La silhouette se rapprocha alors, plus prudente, et une main toucha mon bras.
    « Arrêêête, pars. »
    L’emploi de la deuxième personne du singulier ne me choqua pas, même si j’ignorais complètement qui pouvait bien se trouver en face de moi. J’eus soudain une illumination d’espoir, et pensai à Jack. Peut-être était-il venu me sauver ? Je tentai de voir le visage de l’homme, mais le manque de lumière me l’interdisait. Je me mis alors à lui tourner autour, les yeux plissés, sur des pieds incertains, essayant de remarquer une quelconque trace familière.
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