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 Nothing hurts when no one's real. [R.]

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Dahlia Wagner

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MessageSujet: Nothing hurts when no one's real. [R.]   Mar 26 Mai - 18:00

    N'avez-vous jamais un jour songé à tout quitter ? Tout plaquer et vous en allez. Ailleurs, loin d'ici, là où personne ne vous connaîtrait, vers l'inconnu. Et bien c'est ce que fit Dahlia Wagner en venant s'installer à Eros, il y a maintenant six ans de cela. A l'époque, elle était âgée de vingt ans, elle habitait Chicago avec sa famille, tout semble parfait jusque-là. Elle voulait voyager, laisser tout derrière elle et découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux horizons. Bouger, voir le monde, rien de plus normal. Elle y songeait souvent, mais ne pensait pas s'en aller si vite, abandonnant famille, amis, domicile et autres. Sauf qu'il y a bien un événement qui fut décisif: le décès de son petit-ami du moment. Décès causé par un accident de voiture. La jeune homme avait un taux d'alcoolémie supérieure à la norme. Il était certainement aller boire quelques verres suite à la dispute précédant le terrible incident. Elle a toujours pensé qu'elle était la seule fautive, que si elle n'avait pas renouvelé ces éternelles crises de jalousie, il serait resté dans l'appartement et rien de tout cela ne se serait produit. Peut-être qu'elle ne serait pas à Eros aujourd'hui. Peut-être même qu'elle serait moins difficile en amour et ne ferait donc pas souffrir l'être-aimé.

    Une nouvelle journée de travail qui commençait pour la jeune femme. Ce matin-là, elle s'était réveillée plus tôt qu'à l'accoutumée. Elle avait senti le besoin de réfléchir à sa situation présente. Elle décida donc d'aller prendre de l'air, rien de mieux pour se ressourcer et réfléchir dans le calme. Elle sortit donc très tôt et profita des quelques minutes qui lui restaient avant de commencer à travailler. Dahlia était serveuse au Viva Kardista, un petit café bien charmant qu'elle appréciait surtout pour son ambiance détendue et ses fidèles clients. En dehors de cela, elle habitait avec Hyperion Koutsopoulos, qui n'est autre que son ex petit ami. Leur relation était plutôt difficile à décrire. Ils était sortis ensemble et il était - et est d'ailleurs toujours - le seul homme à qui elle ait dit 'je t'aime'. Elle l'a aimé, de tout son cœur, plus que sa propre vie, mais elle l'a quitté. Elle ne voulait pas s'attacher comme la dernière fois et avoir à souffrir. Et le faire souffrir avec ses éternelles crises de jalousie. Selon Dahlia, il lui fallait une toute autre femme. Il fallait qu'il se trouve quelqu'un qui puisse l'aimer et ne pas le faire souffrir, comme elle le fait, une femme qui sache ce qu'elle veut, pas comme la jeune Wagner. Une jeune femme avec qui il redécouvrirait la vie et qui lui ferait oublier Dahlia Wagner, celle qui le tourmente.

    C'était bientôt l'heure du service. Elle devait ouvrir le café aujourd'hui et elle savait qu'un de leurs plus fidèles clients serait au rendez-vous. Tous les mardi, à cette même-heure, il attendait la jeune femme, parce qu'il appréciait sa compagnie, il aimait discuter de tout et de rien avec elle et c'était réciproque. Un sourire se dessina sur ses lèvres fines à la pensée de cet homme l'attendant pour l'ouverture. Elle pressa le pas pour ne pas être en retard et arriva finalement à destination, quelque peu essouflée. Et il était là, elle l'avait aperçu de loin, lui faisant de temps à autre des signes de la main pour qualifier sa présence. Elle ouvrit le café et déjà une heure plus tard, les clients les plus fidèles firent leur apparition dans l'encadrement de la porte afin de prendre place dans cet endroit chaleureux. Elle servit un nouveau verre à son client préféré comme elle aimait l'appeler. Il la regarda tout sourire et elle vit la main du jeune homme s'approcher de son visage. Sa main vint se poser sur la joue de la jeune femme, qui ne sut que dire. En temps normal, elle l'aurait déjà giflé, mais il était un client fidèle, pour ne pas dire LE plus fidèle, alors elle ne voulait pas risquer de perdre son boulot. Elle n'allait tout de même pas rester là, silencieuse.
    « Je ne pense pas que ce soit très approprié, ça. » Elle marqua une petite pause. « Qu'est-ce qui est approprié alors ? Je n'ai même pas le droit à un dîner! » Elle l'aimait bien, certes, elle le connaissait depuis un bon moment déjà et ils se tutoyaient déjà depuis quelques temps. C'était une connaissance, mais elle ne se sentait pas prête à accepter un rendez-vous de la part de ce jeune homme. « J'ai déjà dit que je ne pouvais pas, désolée. »
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Hyperion Koutsopoulos

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MessageSujet: Re: Nothing hurts when no one's real. [R.]   Mar 26 Mai - 18:21

    La jalousie est un mal qui nous ronge tous, absolument tous mais bien sûr à des échelles différentes. Hypérion n’a jamais été quelqu’un de très jaloux, il était même peu jaloux quand il était plus jeune. Ce n’était pas un défaut qui lui correspondait pourtant, ce jour-ci, c’était bien lui qui faisait « une crise de jalousie ». Surprenant de voir comment l’Amour peut vous troubler, vous changer et faire de vous quelqu’un d’autre. Quelqu’un de totalement différent. Il n’était plus le petit ami de cette jeune femme, elle n’avait pas de compte à lui rendre, elle pouvait faire ce qu’elle voulait mais il avait senti ce feu bouillir en lui. Il avait senti son sang bouillonner dans ses veines comme lorsqu’on met une casserole d’eau sur le feu. Il avait eu l’impression que le monde s’écroulait sous ses pieds, que les choses lui échappaient. Il n’avait pas supporté cette vision. Elle était là. Souriante. Amusée. Et, il avait osé poser sa main sur la joue de son ancienne petite amie qu’il aimait toujours. Son sang n’avait fait qu’un tour et l’impulsivité – dont personne ne soupçonnait l’existence – remplit le calme habituel du jeune homme.

    Il s’était aussitôt levé de sa chaise, il avait quitté les amis avec qui il était en train de parler pour se diriger d’un pas énervé et décidé vers ces deux jeunes personnes qui ne faisaient certainement rien de mal. Hypérion n’avait pas d’idées sur ce qu’il allait faire une fois qu’il serait près d’eux mais dès lors qu’il croisa le regard de cet abruti sans aucune manière, il sut ce qu’il allait faire. Lui foutre sa raclée. Il lui décocha un crochet du droit bien préparé qui renversa le jeune homme. Son poing s’était serré presque machinalement. Il n’avait pas réfléchi. Lui, celui qui détestait la violence et les bagarres venait de mettre un coup de poing dans le visage de cet homme qui ne lui avait absolument rien fait. Oh ! Bien sûr, il ne se ferait pas viré par le barmaid qui le connaissait plus que bien pour avoir fait des concerts … à moins que les choses ne dépassent la limite du raisonnement et alors, il était sur et certains qu’il serait viré à coups de pied pour qu’il sorte de là et qu’il laisse tranquille ces clients.


    « Tu la laisses tranquille où tu ne repars pas d’ici entier, c’est compris ? »

    Avait-il dit d’une voix sèche et rauque qu’on ne lui connaissait pas.
    Il avait pointé son index vers cet homme qui avait été pris par surprise et qui s’était donc retrouvé sur le sol. C’est alors qu’un ami d’Hypérion, le bassiste de son groupe courut aussitôt pour calmer son ami en posant sa main sur l’épaule d’Hypérion dont le cœur. La jalousie, parfois, ça vous détruit.


    « Allez calme toi mec. Ca va aller ! On va aller boire notre bière et on va partir … Désolé Dahlia. » Finit-il par dire en adressant un bref sourire à la jeune femme qui n’avait rien vu venir.
    « Non ce n’est pas bon du tout. Il faut qu’il comprenne qu’il … »
    « Ce n’est plus ta petite amie Hypé. »

    Cette phrase tomba comme un couperet sur Hypérion. Il sentit les battements de son cœur ralentir, l’atmosphère se détendre. Elle n’était plus sa petite amie et pourtant ils vivaient toujours sous le même toi. Hypérion soupira avant de passer une main dans ses cheveux emmêlés et ébouriffés. Il leva les mains comme s’il n’avait rien fait, et plongea son regard dans celui de Dahlia. Elle pouvait y lire une pointe de sincérité et de honte mais surtout beaucoup d’amour. Il l’aimait. Il l’aimait à en mourir, il l’aimait au point d’être jaloux et d’exploser en public : ce qu’il n’avait jamais fait auparavant. Hypérion se contenta alors de détourner le regard pour sortir du café le plus vite possible. Il était là, assis sur le seuil de la porte d’entrée du café, les coudes posés sur ses genoux et sa tête posée sur les paumes de ses mains. Une cigarette entre les lèvres. Il fumait puisqu’il était stressé. La jalousie, l’amour vous détruisent aussi vite qu’une cigarette se consume … Les histoires d’amour finissent mal … en général !


{ Il est pas parfait, j'en suis désolée. Je ferais mieux la prochaine fois. Promis ! }
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Dahlia Wagner

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MessageSujet: Re: Nothing hurts when no one's real. [R.]   Mar 26 Mai - 19:13

    Elle n'avait rien senti venir. Elle avait, l'espace d'un instant, oublié qu'Hypérion se trouvait là aussi, dans un coin du café. Jamais, ô grand jamais, elle n'aurait pensé qu'il puisse faire preuve d'une telle violence. Lui qui avait toujours été si doux, d'un naturel si calme avec elle. Elle n'en croyait pas ses yeux. Pourtant, elle ne comprenait pas l'objet de sa colère. Ce client, cet ami-même n'avait rien fait de bien grave, quand bien même, elle pensait que ça n'était plus l'affaire de son ex de s'occuper de cela. Elle était impuissante, elle n'avait su que faire face à l'attitude d'Hypérion. Elle assista à la scène comme on assistait à un spectacle, sauf que ça n'avait rien d'un spectacle. Elle aurait voulu réagir, faire quelque chose, dire quelque chose, mais la surprise l'avait privée de tout cela. De toute manière, qu'elle donne son avis ou non, elle savait qu'aucun des deux ne l'écouterait, ils étaient bien trop fiers pour cela. L'excuse articulée par le bassiste du groupe de son ancien petit ami l'avait ramené à la réalité. Ce n'était même pas à lui d'être désolée, elle le gratifia néanmoins d'un sourire amical. Son regard, qui était plongé dans celui d'Hypérion, se baissa soudainement vers l'autre jeune homme qui était encore au sol. Elle eut un regarde de pitié et sur son visage se lisait la honte et le désespoir. Elle était désolé pour cet homme. Tout cela était arrivé par sa faute. Elle n'adressa plus aucun regard à son ex, mais elle sentit clairement qu'il avait quitté le café, laissant derrière lui une atmosphère plutôt tendue. Il fallait qu'elle s'occupe de tout cela avant que le patron ne se pointe. Elle fit le tour du comptoir et se dirigea vers la jeune homme qu'elle aida à se relever avant de se confondre en excuses. « Je suis désolée, vraiment. Laisses-moi t'accompagner dehors. Je vais prendre ma pause. »

    Elle prit sa pause comme prévu et accompagna son ami à l'extérieur. Elle le regarda s'en aller et tourna finalement le regard vers Hypérion assis sur le seuil du café. Elle ne dit rien pendant un long moment. Un silencepesant s'était installé entre les deux jeunes personnes qui ne savaient certainement pas par où commencer. Elle respira un grand coup et se décida à lui parler. Ou faire la morale, comme vous voudrez. « Tu n'es qu'un malade! Qu'est-ce qui t'a pris de le taper en plein visage ? Le pauvre, il ne t'a absolument rien fait. Et je n'ai pas crié à l'aide pour que Monsieur vienne me sauver. » Aucune réaction de la part du jeune homme. Elle sentit la colère monter en elle davantage. Il n'osait même pas se justifier et pourtant il allait devoir le faire à un moment ou un autre. Elle ne le laisserait pas s'en tire comme ça. Ce serait bien trop simple et la jeune femme n'a jamais fait dans la simplicité. Il avait une chance de se rattraper, de se racheter et s'il voulait le faire, c'était maintenant ou jamais. « Réponds, bon sang! J'y crois pas, c'est quand même pas possible. En plein milieu de mon service en plus, non mais t'as un problème ? Expliques-moi. » Si seulement elle pouvait s'avouer - mais surtout le lui avouer à lui - qu'elle était encore amoureuse de lui, qu'il était celui avec qui elle voulait faire sa vie, à ses côtés, mais c'était bien trop difficile. Elle avait pourtant essayé, mais n'y était pas parvenue. Elle fit les cent pas sur le trottoir, lançant un regard désespéré à chaque fois qu'elle cessait de gesticuler dans tous les sens. Elle n'en pouvait plus. Il fallait que ça change.



[Mais non, c'est parfaiiiit. I love you ]
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MessageSujet: Re: Nothing hurts when no one's real. [R.]   Mar 26 Mai - 20:06

    Hypérion était parti à l’extérieur du café, laissant ses amis en plan mais il savait qu’ils le comprenaient. Ils savaient à quel point la rupture avait été difficile pour lui et à quel point il était perdu à cause de cette jeune femme qui ne lui disait rien et qui ne semblait pas avoir de raisons de le laisser tomber. Seul au bord du gouffre. Il avait les yeux fermés mais avait tout de même senti la présence de son ancienne petite amie à ses côtés, il pouvait sentir son parfum lui chatouiller les narines. Elle ne disait rien. Elle ne savait pas quoi dire et lui ne savait pas comment briser ce silence. Hypérion avait honte de lui dire quoique ce soit, car il avait plus que honte de son comportement ; il s’était conduit comme un abruti et s’en rendait compte seulement maintenant. Mais c’est juste que … Elle le rendait complètement fou à ne rien lui dire, à l’accepter puis à le repousser sans plus d’explications. Que devait-il penser de ce qu’ils formaient aujourd’hui ? Des ex ? Une pause ? Ou alors étaient-ils encore ensemble ? Il était réellement perdu et on pouvait le voir dans son regard.

    Il soupira doucement quand la jeune femme brisa ce silence pour prendre la parole. Un malade ? Oui, il était malade, il était devenu fou à cause de cette beauté grecque qui pouvait lui demander n’importe quoi. Hypérion passa ses mains sur son visage comme pour essayer d’enlever toutes ces pensées, toutes ces idées qui venaient le hanter à chaque fois qu’il entendait sa voix, qu’il croisait son regard, qu’il pensait à elle … La maladie d’amour ? Vous en avez entendu parler ? Non ? Et bien vous en avez une victime juste en face de vous. Hypérion leva les yeux vers son ancienne petite amie sans mot dire. Il n’avait absolument rien à dire. Le jeune homme décida de lui répondre, il lui devait bien ça. C’est ainsi qu’il se redressa, qu’il se leva même en prenant appui sur le sol. Une fois debout, il prit une profonde inspiration avant de dire :


    « Tu n’es quand même pas si idiote que cela. Je t’aime. Je t’aime, Dahlia, tout simplement. Je ne supporte pas que quelqu’un pose la main sur toi alors que je suis dans les parages parce que je t’aime encore et que je ne comprends toujours pas pourquoi tu as décidé de tout arrêter du jour au lendemain sans me donner d’explications. Tu ne m’aimes plus ? Si c’est le cas, dis le moi tout de suite en me regardant dans les yeux et je changerais d’appartement ! – il fit une pause avant de reprendre en soupirant d’un air désespéré – Tu me rends cinglé ! »

    Il avait dit cela d’un air désespéré parce qu’il le pensait réellement, il se rendait compte qu’il devenait fou. Son amie Isolde lui avait également dit qu’il allait devenir fou à cause de cette jeune femme. Elle ne se rendait pas compte qu’il devenait de plus en plus malade, qu’elle le torturait et qu’elle tordait son cœur comme s’il s’agissait d’une éponge qu’on essore avant de l’utiliser. « T’as la réponse à ton mystère ? » Hypérion s’adossa alors au mur qui était le plus proche de lui, il avait les bras croisé, son regard plongé dans celui de sa bien aimée. Si elle ne se rendait pas compte qu’il l’aimait à en mourir, c’est qu’elle était aveugle ou complètement sotte. Hypérion pensait qu’elle était une de ses jeunes femmes à se jouer des hommes, peut-être qu’elle s’amusait à le voir souffrir, à le voir torturé de la sorte.
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MessageSujet: Re: Nothing hurts when no one's real. [R.]   Mer 27 Mai - 14:21

    Il n'avait pas le droit. Il n'avait pas le droit de lui dire tout cela maintenant. Pas encore, il aurait fallu attendre encore un peu. Elle n'en avait pas le courage, mais si elle ne disait rien, elle le perdrait. Et si elle le perdait, elle ne se le pardonnerait plus jamais. D'un autre côté, elle se disait encore une fois qu'il serait plus heureux sans elle, bien qu'il ne s'en rende pas tout à fait compte de son côté. Elle le laissa parler et le regarda dans les yeux. Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais aucune son ne voulut en sortir. Alors elle se ravisa et tourna la tête pour laisser échapper une larme qui perla sur sa joue. Larme qu'elle essuya rapidement du revers de la main. Elle n'avait pas le droit d'être faible. Surtout pas devant Hypérion. Il ne pouvait pas la voir dans cet état là. Elle s'approcha de lui laissant tout de même une certaine distance entre leurs deux corps. « Je... » Elle ne savait que dire. Il s'impatienterait certainement, elle le savait, sauf qu'elle avait peur de lui avouer son amour une nouvelle fois. Elle risquerait encore de tout gâcher en fuyant une nouvelle fois. Excepté s'il savait la retenir. Elle avait pensé avoir oublié cet incident qui s'était produit il y a de cela six ans, mais elle avait visiblement eu tort de penser ça. Elle pensait que son histoire avec Hypérion lui ferait oublier ses souffrances. Elle avait eu raison. Un moment seulement, car elle savait que s'attacher fortement à quelqu'un c'était aussi prendre le risque de peut-être le perdre un jour.

    Elle leva la tête vers lui et plongea son regard dans le sien. Elle avait besoin d'être sincère avec lui. Il est vrai qu'elle ne lui avait donné aucune explication plausible quant à leur soudaine rupture. Il n'avait même pas eu son mot à dire et elle l'avait lâchement abandonné, mais elle avait ses raisons. Raisons qu'il ne connaissait pas et qu'elle se devait de lui avouer. Elle ne supporterait plus de lui mentir encore.
    « Tout cela, tu aurais pu me le dire plus explicitement. Enfin non, j'aurais dû le comprendre, mais là n'est pas la question. Je mentirais si je disais que je ne t'aimais plus. Mais tu vois, j'ai peur de te perdre et de souffrir. Je sais que mon attitude te rend malade, je le sais. Sauf que... » Elle marqua une pause et prit une grande inspiration, c'était l'heure de la vérité. Il devait savoir. Il devait comprendre le pourquoi du comment. Pourquoi réagissait-elle de cette manière depuis leur installation ensemble. « Je sais que le fait que nous habitions sous le même toit n'aide pas. J'en souffrais affreusement, savoir que je te verrais tous les jours, tous les soirs, te savoir dans la pièce juste à côté, c'est difficile pour moi aussi. » Ce n'est pas souvent que l'on voit une jeune personne s'installer avec son ex. Sauf quand celui-ci représente le grand amour, une partie de sa vie, tout ce qu'elle aime. Et bien c'est la situation dans laquelle se trouve Dahlia Wagner. Chose insupportable que de le savoir présent toute la journée sans pouvoir lui dire la vérité, sans pouvoir l'approcher de trop près, surtout quand on pense que leur histoire semble belle et bien terminée.

    « Il y a six ans, j'ai aimé un homme. Je n'étais pas celle que je suis aujourd'hui. J'étais plus jalouse encore, je sentais bien qu'il ne supportait plus mes crises. Alors un soir, nous nous sommes encore disputés à ce propos et il est sorti en claquant la porte derrière lui. » Rien qu'à cette image, à cette idée terrible, des larmes noyèrent le visage de la jeune femme, qui reprit tant bien que mal la suite de son récit. Le visage d'Hypérion semblait s'être adouci, mais il n'avait pas bougé d'un millimètre suite à sa déclaration. Alors elle reprit son récit là où elle l'avait laissé. « Il ne rentrait pas, alors j'ai attendu. Je me suis inquiétée et il n'est plus jamais rentré. J'ai reçu un coup de fil de la police qui m'annonçait qu'il s'en était allé. Alors j'ai peur qu'en me montrant trop possessive et qu'en m'attachant à toi, je puisse te perdre. D'une façon ou d'une autre. Et je ne veux pas que tu changes d'appartement. Je suis désolée, je ne suis bonne qu'à te faire souffrir. J'ai toujours pensé - et je le pense encore aujourd'hui - que tu mérites quelqu'un de meilleur que moi. Je ne t'aide pas, je ne t'ai fait que du mal jusqu'ici. »
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Hyperion Koutsopoulos

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MessageSujet: Re: Nothing hurts when no one's real. [R.]   Jeu 28 Mai - 11:39

    Hypérion était là, en face d’elle, prêt à entendre toute la vérité et rien que la vérité. Il ne savait pas vraiment à quoi s’attendre, s’il devrait rire ou s’il devrait en pleurer. Il savait qu’une chose et une seule chose : il allait savoir où ils en étaient après cette conversation. Il avait besoin de savoir où il se plaçait dans le cœur, dans l’esprit de la jeune femme. Hypérion n’avait jamais été quelqu’un de jaloux, ni même quelqu’un de possessif au point de se ruer vers un homme pour lui donner un crochet du droit comme il venait de le faire. Il n’avait jamais été ce genre de personne et pourtant aujourd’hui, il se conduisait de la sorte. Il était devenu cet homme dont il se moquait : il était amoureux, fou d’amour pour une jeune femme qui semblait le fuir comme la Peste. Qu’avait-il fait ? Avait-il commis une erreur de parcours ? Vous savez, le pire dans une rupture est de ne pas savoir pourquoi l’on se retrouver à dormir seul, à lire un livre pitoyable avant de s’endormir tout en se disant que celle qu’on aime se trouve dans la pièce à côté et qu’elle sourit peut-être. Ne pas savoir est la pire des choses qui puisse exister dans un couple.

    Il n’eut pas le temps d’apercevoir la larme qui venait de rouler sur la joue de la jeune femme puisqu’elle l’avait déjà effacé d’un revers de la main. Il était trop agité pour se préoccuper d’une minuscule larme qu’elle n’était pas parvenue à retenir. Hypérion était agité, il était à deux doigts de faire les cent pas quand Dahlia prit enfin la parole. Ce fut comme un soulagement d’entendre sa voix, de voir se profiler à l’horizon des explications claires. La vérité. La voix douce de la jeune femme et les mots qui s’échappaient de ses lèvres sortaient comme une mélodie d’amour. Il avait l’impression d’être dans une de ces comédies à l’eau de rose dans laquelle on se perd et dans laquelle on aime justement se perdre. Bercé par la voix de cette jeune femme, il l’entendit. Il avait bien entendu : elle l’aimait encore. Son cœur fut pris d’une soudaine envie d’accélération. Il n’en était pas pour autant dérangé et commençait à s’envoler à cette idée que la jeune femme l’aimait encore. C’était rassurant de savoir que notre amour est réciproque. Par contre, les choses se corsaient puisque si elle l’aimait et qu’elle avait rompu, cela voulait dire qu’il y avait un problème bien plus grave au-dessous de tout ceci.

    Puis alors qu’il s’apprêtait à lui répondre des mots doux, la vérité le freina comme le mur freine la voiture à cent kilomètres à l’heure. Un choc. Un traumatisme. Il était là, stoïque, figé, la bouche bée. Il essayait de reprendre contenance mais la surprise avait été trop forte. Le problème était bien plus profond, plus grave qu’il ne semblait l’être. Hypérion n’avait jamais su comment remonter le moral des personnes qui lui étaient chères, il ne savait pas trouver les mots justes et commettait plus de gaffes qu’autre chose. C’était un Gaston LaGaffe lancé à pleine vitesse quand il essayait de réparer les choses. C’est pour cette raison qu’il préféra passer une main sur son visage comme s’il enlevait un masque avant de prendre la parole. Il fallait qu’il trouve des mots, des mots justes.


    « Dahlia. Je suis désolé, je ne savais pas que c’était si … important que cela. Je n’avais pas imaginé que le problème avait une source aussi profonde, je suis … » Il fit une pause et s’approcha d’elle pour poser ses mains sur les joues de la jeune femme dont les yeux semblaient mouillés de larmes. « Tu ne peux pas me perdre Dahlia, je suis attaché à toi comme une huitre à son rocher – pitoyable comparaison, il s’en rendait compte et esquissa un bref sourire avant de reprendre – Même si tu crois que je mérite mieux que toi, je m’en moque car je sais, moi, que c’est toi que je veux et uniquement toi. Tu comprends ça au moins ? Tu comprends que je t’aime et que je veux tout faire pour que rien ne nous sépare ? » Il posa son front contre celui de sa belle pour déposer un tendre baiser sur son nez avec ce sourire amusé au bord des lèvres, il essayait de la réconforter, de la rassurer, de lui prouver qu’il l’aimait et qu’il n’aimait qu’elle. Hypérion la prit alors dans ses bras en l’attirant contre lui, ses bras vinrent s’enrouler autour du corps frêle de la jeune femme pour déposer un tendre baiser dans ses cheveux.
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